29/05/2010

Vin de fleur de sureau

 

Ce soir, en rentrant du travail, j'ai fait un détour pour faire une chose qui me tardait depuis un an: la récolte du sureau en fleur.

 

sureau

 

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L'an passé, j'avais essayé sa recette et comme elle, je me suis trouvée à court très vite, trop vite. J'avais seulement fait 3 litres qui se sont évaporés en une seule petite soirée barbec à 4, snif.

Pour l'anecdote, je suis allée à un "resto rallye" à Liège fin 2009  et j'ai pu découvrir "mon vin de sureau" en dégustation à l'apéro. Ils en parlaient comme un vin à base de fleurs sauvages et demandaient si on devinait laquelle. Très étonnés que je connaisse l'ingrédient principal, j'ai tenté de marchander quelques bouteilles pour ce secret bien gardé, mais raté, je suis retournée bredouille.

Pour ceux qui ont la chance d'habiter en Belgique et surtout en Province de Liège, vous pouvez goûter le vin de Franchimont, préparé sur les coteaux liégeois.

Pour ma part, je l'ai préparé uniquement avec du Rivaner, des fleurs de sureau et sucre selon votre goût.

Bonne dégustation.

 

01:04 Écrit par Celine dans jardin | Lien permanent | Commentaires (10) | Tags : recettes, vin, sureau, rivaner, fleur de sureau |  Facebook |

18/05/2009

Ail des ours (Allium ursinum)

Je suis allée ce matin à la cueillette d'ail des ours dans les bois.

A moi les bonnes recettes de pesto à l'ail des ours, j'y vais car mes poumons sont imprégnés de cette odeur agréable mais qui commence à devenir un peu forte pour mes narines et ma petite dernière maintenant. Quoique bye bye les microbes, nous aurons eu notre cure désinfectante.

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Histoire :

Les Celtes et les Germains connaissaient déjà les vertus de cette plante. Selon la croyance populaire ancienne, l’ail des ours avait le pouvoir de renouveler et de purifier. Comme son nom le dit, il donne des forces nouvelles. Car l’ours auquel elle doit son nom était considéré chez les Germains comme un symbole puissant de force, de renouvellement et de fécondité. Lorsqu’il sortait de sa tanière à la fin de la saison froide, l’ours avait le pouvoir de chasser l’hiver pour laisser place à la saison féconde durant laquelle la nature se réveille et la vie renaît en un cycle sans cesse renouvelé.

Nous pouvons donc à présent savourer pleinement le début du printemps avec l’aide précieuse de l’ail des ours.

Botanique :

Quand le printemps réveille nos esprits vitaux, l’ail des ours sort lui aussi de son long sommeil et dresse ses feuilles d’un vert intense vers les chauds rayons du soleil. L’ail des bois ou alliaire, comme on l’appelle également, a pris une longue période de repos. Depuis juillet dernier, cette plante de la famille des Liliacées s’est repliée sous terre dans son bulbe. Elle y a concentré ses forces pour nous accompagner d’un élan nouveau tout au long du printemps. Et elle va désormais pousser vite au fil des semaines. De son bulbe de forme allongée, enveloppé de membranes transparentes, va sortir, en plus des deux feuilles à la base de la tige, une hampe de 20 à 30 cm de haut. Celle-ci se pare en avril et mai de fleurs blanches en étoile disposées en forme d’ombelle. Ses fleurs attirent les abeilles, les bourdons et bien d’autres insectes qui butinent leur nectar. Vers la fin du mois de mai, la plante donne de petites graines noires qui mûrissent dans des capsules. À cause de leur teneur élevée en huile, ces graines sont très appréciées des fourmis, qui transportent leur charge précieuse sur de longs trajets et contribuent ainsi à la propagation de cette plante médicinale et culinaire de grande valeur.

Une certaine prudence est de mise lors de la récolte car l’ail des ours peut être confondu avec le muguet de mai toxique ou le colchique très vénéneux. Il est donc très important de s’assurer que les feuilles dégagent bien une odeur aillée car c’est là un signe distinctif très net.

On peut également planter l’ail des ours dans son jardin à condition de lui trouver un endroit ombragé et un sol riche en humus et humide. La plante se multiplie spontanément et forme des colonies importantes. Elle peut donc facilement être multipliée par division de la souche. Elle peut également être semée, mais il faut dans ce cas s’armer de patience car la semence met plus d’un an pour germer.

Elle est présente dans presque toute l’Europe à l’exception de la région méditerranéenne.

http://www4.egk.ch/fr/doc/nl/baerlauch.pdf