17/07/2009

Hypertuffa

C'est quoi ce nom bizarre, un nouvel hypermarché? Un nom de plante géante?

Que nenni?

Tadaaaam!

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Suite au post de Joëlle qui parlait d'auge en pierre pour son jardin que je me lance afin de faire connaître à ceux qui cherchent désespérément une auge ou autre contenant en pierre à prix raisonnable.

Ca fait un moment que j'y pense mais je n'ai pas encore osé entreprendre ce bel ouvrage.

Quelqu'un s'est déjà lancé ou est prêt à le faire? Donnez-moi vos impressions.

Je me suis permise de mettre un extrait d'un site très détaillé sur l'historique de l'hypertuffa et ses utilisations, tiré de chez http://www.clovis-rdf.com/Chroniques/Hyper101/html/Hyper101.html

"Les anglais ont depuis fort longtemps eu un petit faible pour le jardinage.

L’introduction de plantes alpines dans les jardins anglais, dans les années 20 et 30, créa un fort engouement pour les auges de pierre taillée.

Les fermiers de l’époque ont ainsi trouvé à vendre leurs vieilles auges de pierres, abandonnées des années auparavant, soit depuis l’introduction d'auges en métal, plus pratique pour l'élevage et moins chères.

Ces auges de pierre taillée étaient vraiment un milieu de culture idéal pour les plantes alpines, en particulier les saxifragacées.

Selon le type de plante à cultiver, on pouvait même sélectionner des auges de pierre plus ou moins basique.

Au surplus, ces vieilles auges de pierre étaient pratiquement données, du moins, pour un temps…Parce que, quand les anglais jardinent, ils ne font pas les choses à moitié!

Si bien que deux décennies plus tard, les auges de pierre sont introuvables et le prix à l’avenant!

Les jardiniers en furent réduits à se faire tailler des auges sur mesure ou à trouver des matériaux de remplacement. Dans les matériaux naturels, on a utilisé et utilise encore le tuffa, une pierre poreuse formée de dépôts calcaires. On en trouve le long de certaines rivières et lacs. Au Canada, les sites où l’on en trouve sont en Colombie-Britannique.

Bien que disponible, cette pierre reste coûteuse ici au Québec, en raison des coûts élevés de transport et du volume restreint des extractions.

Ici, comme ailleurs, on s’est tourné vers un matériel de remplacement et avec le temps, on a vu apparaître des auges de béton, beaucoup plus lourdes que le tuffa et bien moins jolies, elles étaient cependant très durables.

Certaines personnes ont commencé à ajouter au béton divers composés et adjuvants et, peu à peu, on en est venu à créer un nouveau composé, plus léger, plus beau et plus pratique que le béton : l’hypertuffa.

Il existe bien des recettes d’hypertuffa, selon que l’on soit davantage préoccupé par la durabilité, l’apparence ou la légèreté.

Retenons certains principes généraux, l’hypertuffa reste un béton allégé.

Donc à la base, nous avons le ciment Portland, celui-là même qui est utilisé pour fabriquer le vrai béton. Le reste est composé de matériel minéral granulaires tels le sable, la pierre, la vermiculite la perlite et de matière organique comme la sphaigne.

Le Portland étant le liant, on comprend qu’il doit y en avoir d’autant plus que les matériaux à lier entre eux sont petits, poreux ou absorbants. Inversement, il en faut beaucoup moins si les agrégats sont plus gros, lisses et étanches.

A solidité égales, les hypertuffas à forte teneur en sable et sphaigne exigent beaucoup plus de ciment que les mélanges ou le gravier prédomine. Du simple au double, en fait.

Il existe aussi des adjuvants qui peuvent améliorer la solidité la résistance ou l’apparence de votre hypertuffa. Des produits qui augmentent l’adhésion du béton (colles) qui ralentissent la prise (retardateurs) qui le colorent (pigments de fer et autres) ou qui le renforce (filament d’armature).

Ces éléments de connaissance vous permettront de juger des recettes d’hypertuffa qui vous seront proposés.

Il existe aussi des finis de surfaces, teintures et vernis acides ou des traitements à la flamme…

Sans compter toute les méthodes de traitement mécanique des surfaces, moulages, estampages, martelage, perçage, burinage, brossage, grattage, abrasion au jet de sable, lessivage au jet d’eau et j’en passe."

Voici l’une des recettes que nous utilisons:

  • 1 volume de ciment normal "Portland"
  • 1 volume de sable à béton
  • 3 volumes de criblure de pierre ou de gravillons.
  • 1 volume de tourbe de sphaigne.
  • De l’eau jusqu'à consistance de pâte ferme.
  • Du colorant à raison de 3 à 6% du volume total (eau comprise)

Note : Pour les grandes auges, nous ajoutons de la fibre de polyester, en guise d’armature légère.

Commentaires

JE connais un "récupérateur" à Esneux pour de vrais auges mais, il est vrai que les prix défient toute concurence. De toute façon, apporter une auge dans mon jardin relève du défi digne de Fort Boyard à moins d'un hélico...
Mais il est vrai que perpétuellement de nouvelles recettes de fabrications sont inventées.
Les résultats sont parfois "surprenants" et sont dignes des matières ancestrales.

Écrit par : Marcel | 18/07/2009

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J'y ai déjà pensé, mais quant à passer à la mise en oeuvre ... hum ... Va falloir que je me motive! Et là, le bât blesse! qu'est ce que je peux passer comme temps en contemplation, cette année (et tu imagines, comtempler un sac de ciment ... berk, démoralisant!) Mais ne désespérons pas, j'ai entrepris cet après-midi des trucs qui attendaient deuis l'année dernière! Si toi même tu progresses, tiens-moi informée ;-)

Écrit par : passiflore | 05/08/2009

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